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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 09:22
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Dernier objectif de l année décidé tardivement , un trail  en Dordogne 58 km et 1400 d+ :
l 'Asterius.
En étudiant le descriptif de l'épreuve ,le profil est très roulant avec une succession de bosses ,cela ne correspond pas à mon profil  car je suis lent ; après avoir décidé un pote nous voila parti en direction de Saint Astier, sur le trajet nous  consultons la liste de inscrits , nous sommes 74 !!!! ça se corse les compétiteurs doivent être affutés et on va avoir du mal à tirer notre épingle du jeu.
Surprise nous avons les dossards 1 et 2 mais nous ne nous faisons aucune illusion et la suite va bien confirmer que"  les premiers seront les derniers"!!!
Départ 6 heure du mat à la frontale , après 2 tours de stade nous partons prudemment en pleine nature et nous sommes en toute queue de peloton  ;nous constatons  rapidement après la première montée que nous n 'avons que 3 concurrents derrière nous ,on se rassure comme on peut et on rejoint le premier ravito à 14 km en 1h 40  
Le jour  s'est levé et nous alternons en permanence des sous bois ,des montées longues mais  sans technicité,puis nous nous faisons doubler par une concurrente avant de rejoindre le 2 eme ravito km 31 en 4h , le rythme descend sournoisement  puis viennent les courbatures ,crampes ...  le bonheur  ( on ne s'est peut être pas assez entraîné!!!) et enfin le couple qui était derrière nous , nous rattrape ;nous sommes enfin derniers avec des vélos balais qui nous suivent ; le moral en prend un coup , maintenant il ne reste plus qu 'à finir ; ravito 3 ; 6h 30 
km 46 ; le parcours nous parait soudainement monotone mais on s'accroche , pour finalement arriver en 8h 30 . Au moins on l a fini.
Bref organisation sympa;  le parcours  est une succession ininterrompu de bosses sur des chemins très stables qui convient parfaitement au coureur rapide :le premier a terminé en 4h55 !!
Petit bémol sur l' erreur de l emplacement du ravito 2 et 3 qui était décalé de 4 à 5 km par rapport au topo.
Maintenant repos hivernal et bonne fête à tous.
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Bertrand
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 08:00

téléchargement

Bon voilà c'est terminé belle île en Trail...Faudra patienter jusqu'en 2016 pour la suite...

D'ici là, Esprit Trail Anjou a le plaisir de vous offrir cette petite carte postale 

 


nicoETA sur ComBoost

 

 

ETA logoC


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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 21:14

 

 

Mon 1er est une course… aux dossards !

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Mon 2nd est une course à l'hébergement...

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Mon 3ème est une course au Bateau....

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Mon 4ème est une course nocturne à la recherche du gîte perdu !

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Mon 5ème est un départ à 10h 00 pour le plus grand nombre (sauf pour 2 lèves tôt) et 11 h 00 pour une seule ETA

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Mon 6ème est fait de montées, de montées, de beaux paysages, de montées et de descentes et encore de beaux paysages

BELLE ILE EN TRAIL 6EME CHARADE P1010258

 

 

Mon 7ème est une bonne soirée avec les copains et les copines autour d'un barbecue et de belles sardines !

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Mon 8ème nécessite la location de vélos, vélos électriques, scooters....

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Mon 9ème est un bon déjeuner sur le port

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Mon 10ème se termine par une bonne glace sur le continent

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Mon tout est un EXCELLENT WEEK END POUR BELLE ILE EN TRAIL ! avec 100 % DE FINISHERS ETA

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By Chonchon...

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:40

Le Grand raid des Pyrénées – 22 au 24 août 2014

164 km – 10 000 m de dénivelé positif

 

Petit rappel : Je me suis engagé à courir avec une vraie raison pour une association et un projet précis. Financer tous les repas du midi de l’année scolaire 2014-2015 des 17 enfants de Glenburn actuellement victimes de malnutrition. Pour cela, il me fallait donner un peu de spectacle pour attirer l’attention et le désir du plus grand nombre de contribuer à ce projet. J’ai retenu 2 épreuves sportives bien costauds : L’Altriman, un triathlon longue distance consistant à nager 3,8 km, à rouler 196 km dans les Pyrénées et à terminer par un marathon le 13 juillet puis 5 semaines plus tard, de nouveau dans les Pyrénées,un grand raid (164 km à pied avec 10 000 m de dénivelé positif en moins de 50 h, le GRP).

J’ai fini l’Altriman(voir le compte-rendu) et j’avais donc déjà un peu moins de pression. Avant de partir sur cette seconde épreuve. Grâce aux incroyables donateurs nous étions déjà à 1 200 €. D’une certaine manière je pensais que l’essentiel était fait. La machine était en marche et je n’avais plus la même énergie à dépenser pour faire connaître le projet et le boucler…

J’avais d’ailleurs plaidé l’indulgence auprès des donateurs pour le cas assez probable d’un abandon sur la seconde et dernière épreuve. 164 km en pleine montagne avec un temps limite serré nécessite des ressources que je n’étais pas tout à fait sûr d’avoir. Bref pas mal de doutes avant le départ…

Pour descendre là-bas, j’embarque avec des hommes d’exception tous plus barbus les uns que les autres (effet de la chanson de l’Eurovision « je veux une moustache » je suppose) : Johann Lebreton, Flavien Leblanc et Louis Grimaud. Johann et Flavien sont également sur le 160. Louis plus raisonnable fera la course de 80 km mais son entourage le trouve quand même dingue. Johann est un raideur (de très très bon niveau et a pour pêché mignon : les Baies de Goji). Louis arrive peut-être un peu fatigué par son travail chez TriRunning mais content de partager le week-end avec nous. Flavien lui a vaincu l’Ice Trail Tarentaise mi-juillet et malgré son physique de Ken le catcheur arrive légèrement émoussé mais gaillard et puis surtout c’est lui qui a la voiture.

En arrivant dès le mercredi soir nous prenons le temps de visiter les charmantes bourgades de Saint Lary/vieille Aure et on y croise pas mal d’autres copains du Maine et Loire. Flavien parle d’acheter une cabane ici. Ambiance très détendue et simple. Comme si tout allait bien se passer…

Mais pour résumer(comme ça vous serez pas obligé de lire la suite) cette course a été incroyable, pas du tout comme j’imaginais. Une impression d’une aventure pleine de rebondissements où sans cesse j’ai cherché des solutions pour rester en course.

Au départ, je pensais avoir peu de chance de finir. Pas pu m’entraîner autant que j’aurai voulu (même si avec le recul, je me suis probablement trop entraîné entre les 2 épreuves avec des sorties de 2h pendant 10 jours systématiquement à jeun sûrement parce qu’angoissé de pas être à la hauteur) et en même temps en planifiant mes temps de passage probables à chaque point de ravitaillement (soit toutes les 4h) je pensais pouvoir boucler la course le samedi entre 9h et 21h (départ le vendredi à 5h du matin). Finalement je suis arrivé le dimanche à 3h25 du matin, soit à moins de 4h du temps limite (7h le dimanche matin).

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Km 0 :Vendredi 5h du matin. Nous sommes 690 partants (800 inscrits).Coldplay nous accompagne avec un feu d’artifice rouge qui brûle Vieille Aure et incendie la foule. Un bonheur de 5 min qui nous fait oublier ce qui nous attend. Une montée longue de 15 km direction le Col de Portet comme mise en jambes. Johann a déjà disparu. On l’a vu hier soir mélanger du gingembre confit aux baies de Goji… On entendra parler de lui au Col de Sencours km 37 classé 60ème… Si ça se passe mal pour nous, au pire on pourra fêter notre héros.

Avec Flavien on est dans le même rythme. Ce rythme des coureurs qui voudraient essayer d’arriver frais à la première base vie (km 75) où on pourra récupérer un sac personnel, changer de chaussettes, voir plus et démarrer la vraie course (dixitl’organisation).

Sauf que là, il pleuviasse (le terme est volontairement moche pour bien refléter notre sentiment) et je ne sais pas trop pourquoi mais je n’ai pas de sensations dans les montées qui est pourtant mon point normalement le moins faible. Comme si j’étais fatigué. Je repense à ces sorties de 6h à 8h tous les matins… Trop tard pour les regrets, il va falloir faire avec les conditions du moment.

Après le col, on attaque la première grande descente. On fait ça prudemment en essayant d’être le plus souple possible pour préserver les articulations et les quadriceps. Mais le parcours est assez technique. Beaucoup de pierres, des petites, des grosses, des pointues et même des piégeuses. Avec la fameuse pleuviasse, on galère pas mal. On finit par arriver au second ravitaillement (Artigues Km 30). Des copains pompiers de Flavien sont là et prétendent qu’on a des bonnes têtes (mais il faut dire qu’ils font souvent des fêtes avec Flavien). Des têtes du genre qui vont terminer la course en sifflotant selon eux… Mais nous sommes seulement à 30 km et je sens déjà les quadriceps éclatés. J’essaie de rester positif mais je sais déjà que je vais galérer et je construis dans ma tête plusieurs tiroirs pour y entreposer différents scénarios pour aller le plus loin possible dans la course. Je pense quand même avoir les capacités à atteindre disons 110 km en donnant tout. Mais au-delà me semble impossible même si aucun autre pépin ne survient.

On repart après une petite soupe de pâtes direction le col de Sencours (2378 m, km 37) d’où nous ferons l’aller-retour au Pic du midi (2876 m) pour profiter de la vue ou se ruiner la santé en fonction des conditions météo. Il faut arriver avant 16h au Col pour être autorisé à grimper le pic.

J’emboîte le pas puissant de Ken-Flavien, tel le GI-Joe de la montagne et nous voilà rendus à 12h45 au col. Il y a un petit vent autour de 60/70 km/h qui va s’intensifier en montant, des températures fraîches et toujours cette petite pluie vicelarde. Le chemin est très facile pour la première partie et plus technique et brutal pour la seconde. On croise les coureurs qui redescendent, certains avec une foulée qui semble dire « salut les tocards » et d’autres « encore 10 m et je vais mourir ». Parmi eux, Yannick Py, coureur du Maine et Loire et Finisher de la fameuse diagonale des fous. Il a 30 min d’avance sur nous mais nous avoue ne pas se faire trop plaisir aujourd’hui (il faut dire que ce n’est pas vraiment un temps à faire du jogging dans la montagne)…

En haut du pic du Midi c’est le mode prélavage.On redescend au plus vite. Le chemin est facile et donc je retrouve un peu de sensations en accélérant autour de 13 km/h histoire d’envoyer le message que vous savez aux autres coureurs (c’est aussi ça l’esprit du sport) ;))

J’attends Flavien planqué dans la cabane du ravito au col de Sencours. Il a un échauffement autour des parties très personnelles (frottement de son short. Le même que Jornet mais bizarrement lui ça lui fait pas ça). Un pépin n’arrivant jamais seul il a aussi la fermeture éclair de son sac (la même marque mais bon pas de conclusions hâtives…) qui vient de lâcher. Il y voit des signes et probablement les conditions météo n’y sont pas pour rien. La pause s’allonge dans le froid et l’humidité. Autour de nous déjà pas mal d’abandons…

Nous quittons enfin cette zone maudite pour gagner des territoires que nous espérons plus accueillants. Il reste une grande descente avec de légères petites montées sur des terres exceptionnelles un peu comme dans Avatar (il y a d’ailleurs des coureurs un peu verts) pour atteindre Pierrefite (la première base vie km 75, 450 m d’altitude).

Nous l’atteignons à 21h. La barrière horaire est à 01h du matin. Il nous reste donc 4h de marge. Nous croisons Yannick en pyjama avec son sac à la main. Il vient d’abandonner. Il veut arrêter carrément la course pour la vie entière. Je vois Flavien regarder avec curiosité la navette qui va le rapatrier. Je le vois imaginer la clim, la douche… Je l’interpelle à temps, juste avant qu’il pense à la bière… Dans la descente du lac vert, il a fait peser ses 90 kgs sur sa cheville mise à l’équerre et à hurler de douleur pour couvrir le « crac »…

On se pose 45 min… Il arrive plus à manger… Il est au bout et devant nous des perspectives peu réjouissantes. Une nuit où il faudra faire au minimum 27km pour gagner la prochaine étape :Cauterets (km 102) et sur ce chemin, l’effrayant pic du Cabalieros. Il va faire froid, les chemins à vaches vont être très boueux et la pluie et le brouillard vont rendre la promenade moins agréable qu’un bon bain moussant une coupe de champagne à la main.

Si j’avais été comme Flavien à courir pour moi-même, j’aurai appelé ma femme pour qu’elle me dise ce que j’ai envie d’entendre : « ce que tu as fait est super. Tu peux être fier de toi mais si tu ne te fais plus plaisir, tu es au bout, ça risque d’être une folie dangereuse…  Tu auras pleins d’autres belles aventures à commencer par moi-même quand tu reviendras… ». Ca, en plus du champagne, ça compte aussi…

Bref, j’ai pas du tout écouté la conversation mais Flavien prend une sage décision et je repars au plus vite parce que même si je me sens parfaitement incapable de faire encore 90 km, je peux encore faire un pas devant l’autre et ayant du temps, et un engagement auprès des donateurs de leur en donner pour leur argent. Un dernier au revoir à Flavien, une respiration et je me jette dans le noir et le froid.

Quand c’est dur, j’ai tendance à essayer d’accélérer pour que ça passe plus vite… Je me retrouve dans un groupe avec 2/3 filles au tempérament de feu (plutôt que de pester, elles se marrent quand elles se retrouvent étalées dans la boue/purin. Une leçon !) et on fait une montée très rapide. On ne voit rien d'un bout à l’autre de la nuit. Juste le roulis des pieds de devant dans notre faisceau lumineux qui scintille en essayant de traverser les gouttes. Pour ne pas s’endormir, je banche mon lecteur de musique sur 120 BPM. Johnny rompt la nuit en criant qu’on lui donne l’envie. L’envie d’avoir envie. Nous atteignons finalement Cauterets à 5h (km 102).

… J’ai tout donné. J’ai les pieds éclatés, les jambes comme des bouts de bois en acier mais j’ai espoir qu’avec le lever du jour ça revienne un peu. Les navettes sont là et comme tout le monde je pense au bonheur immédiat d’avouer à un bénévole mon désir d’abandon, qu’il me félicite et que je savoure l’arrêt des souffrances. Mais je sais aussi qu’une plus grande souffrance m’attendra 5 min après une telle décision. L’association, les enfants de Glenburn, et tous les soutiens me donnent les clés pour trouver en moi des ressources mentales que je découvre pour la première fois de ma vie. Je repars à 6h. Toujours pas dormi…

Le soleil s’est levé on suppose car il est éteint par l’humidité de 100 % toute la matinée.Je suis donc bien hydraté mais sans force.Tous les coureurs me doublent, les grands, les petits, les chauves. Si ça ne revient pas, je vais sortir rapidement des délais. Au moins je me dis que ce sera une façon plutôt honorable de quitter la course.

… Et puis au Col de riou, km 112, le soleil revient d’un coup et tout le reste avec…

Il reste 52 km et 2 500 m de dénivelé positif. C’est beaucoup vu mon état de mort vivant fatigué mais il fait jour, il fait beau et il me reste 21 heures alors j’avance et je profite de la ballade.

La prochaine base vie est au km 122 à Esquieze. C’est peut-être possible de l’atteindre. Au pire, je pourrai encore trouver des navettes là-bas pour me rapatrier. C’est comme s’il y avait des oursins dans mes chaussures mais malgré tout je parviens à descendre assez rapidement.

A Esquieze je récupère mon sac perso et je jette mes chaussures à oursins comme on jette un serpent aux orties. Je ne veux plus jamais les mettre. Tel le naufragé affamé qui regarde la peau de son voisin, je sors de mon sac mes tongs à 12 € en les imaginant comme la solution. Habituellement je suis bien dedans alors je vais tenter. Je pars discrètement pour éviter que l’organisation m’empêche de tenter mon coup de poker. Avec les autres coureurs les tongs nous aident : eux parce que d’un coup ils prennent conscience du confort relatif de leurs chaussures et moi parce qu’ils trouvent que c’est balaise de faire la course comme ça et ont des mots de soutien. Sauf qu’autant dans les montées ça va bien, dans les descentes ou au premier franchissement de ruisseau, mon pied est éjecté de la tong/savonette. Je me rends compte un peu tard que les tongs étaient une bonne idée surtout pour se faire remarquer…  Soit je trouve quelqu’un au prochain ravitaillement (Tournaboup (km 134)) qui accepte un échange inéquitable : une paire de 41/42 contre mes tongs un peu ruinées, soit ça s’arrêtera…

A Tournaboup, Flavien est venu me voir et voir Louis (on retrouve les coureurs du 80 km pour finir le parcours avec eux). Il est 16h, on est samedi. J’ai encore mes 4h avant la barrière horaire. Je repère les pieds d’un homme à l’apparence sympathique qui accompagne un coureur. Il fait partie d’un groupe constitué d’au moins 4 ou 5 femmes toutes plus belles les unes que les autres. Bref un autre coureur dans le peloton qui lui aussi a su trouver sa motivation.L’homme au visage sympathique et aux pieds de la bonne taille me surprend en acceptant immédiatement de faire faire la fin de course à ses runnings qui me dit-il n’attendaient que ça (Stéphane une immense gratitude de m’avoir permis de finir la course). Je m’agenouille (pour faire mes lacets… Il faut savoir rester sobre !) et lui fais la promesse de les mener au bout (et l’air de rien, c’est le signe qu’il me fallait pour m’obliger définitivement).

Flavien pense que je peux finir avant minuit. Il me dit :« tu montes, tu redescends et voilà ». Ca semble facile... (il m’avouera le lendemain : je n’allais pas te dire « tu vas galérer mon pauvre, ça va être la misère »). Denis Lauret avec qui j’ai fait il y a 2 ans une course de plus de 200 km me téléphone. Il fait la même prévision. Il me connaît bien et il connaît bien le parcours. Personnellement je voyais au mieux 5h du matin mais leur confiance dans leurs prévisions me donnent du baume au cœur. La naïveté est décidemment ma principale qualité.

Chaud bouillant, je remonte vers la HourquetteNère km 140 à un bon rythme en doublant même des coureurs malades du 80. Certains font « waouhhh !!! » en apercevant mon dossard du 160. Mais peu à peu, je sens que mes pieds refusent de s’adapter aux chaussures de Stéphane (en même temps ce sont ses chaussures). Ce sont les ampoules sur tout le dessous de l’avant du pied qui posent problème. Elles sont précisément à l’endroit que l’on pose sur les cailloux pour assurer l’appui. Le problème est que jusqu’au km 150 le chemin n’est fait que de cailloux et autres blocs très techniques. Pour passer ça avec juste une petite partie du talon non douloureuse, c’est chaque pas le franchissement d’un canyon sur un filin après une soirée à la fac de médecine.  J’avance quand même en essayant de penser à autre chose et je finis par arriver à 22h30 au Refuge Merlan qui est le dernier point haut (2 200 m).C’était très long mais ça y est la course est quasiment faite. Il me reste 14 km et 8h30 pour descendre. A part, un genou ou une grosse chute, je devrais réussir à franchir l’arrivée.Viva La Vida comme dirait Cold Play. WO OOO OO !!!

Pour être tout à fait sûr d’arriver et comme je commençais à m’endormir en marchant je prends du temps au refuge pour colmater les brèches. 2 podologues en plein pétage de plomb (la nuit a été longue pour elles aussi) éteignent mes ampoules puis mon tendon d’achille et mon genou en évoquant leur passion pour la proptologie. Elles m’ont collé des bandelettes rouges partout et je me sens le Ramsès des grands jours. Pour reprendre encore un peu plus vie, sandwich Tuc-fromage-gruyère et surtout mes 15 premières minutes de sommeil sous une pyramide de couvertures…

J’ouvre un œil de tigre, puis le second. Un dernier rugissement pour remercier les bénévoles et saluer les autres coureurs et je gicle du refuge emmitouflé dans la veste hyper fiable prêtée par Benjamin Féquant d’Endurance Shop (ne t’inquiète pas, je l’ai lavé ;)), musique à fond sur la version live de « Quand la musique est bonne ». « Pan » (à mon niveau de l’instant) comme dirait Johann (habitué à envoyer du 15 km/h). Bref une descente à 4/5 km/h mais sans douleurs particulières.

Je descends avec le sentiment du devoir accompli, j’imagine la foule en délire en bas forcément très au fait de mon projet qui prend fin : de la notion d’espoir quand rien ne va plus, de celle d’entraide, de celle de respect et d’émerveillement face à la nature et de toute l’énergie qu’avec Virginie, les enfants, l’association, les donateurs et tous les sympathisants nous avons réussi à mobiliser pour essayer de changer un tout petit peu les choses. J’imagine la foule va hurler et pleurer de joie et d’émotions et faire exploser le standard des SMS pour partager ce moment magique avec leurs proches…

Sauf qu’il est 3h25 du matin quand j’arrive à Vielle Aure et que tout le monde dort. Les 10 personnes qui sont restées ont probablement été punies par les autres ce qui fait que j’ai une explosion de joie toute intérieure.

Louis termine 266ème sur 790 coureurs le 80 km en 18h59 (il a déchiré le mur du son pour arriver en moins de 19h. Moi je serai vous j’achèterai mes chaussures chez lui). Johann 43ème du 160 en 32h20 (juste respect. Me dopé aux baies de Goji, c’est énorme !) et moi 359ème sur 800 inscrits et seulement 404 arrivants en 46h25. Flavien s’est fait amputé… Non je plaisante. Il était en pleine forme et reviendra un jour montrer de quel bois il se chauffe et tout ce petit monde-là a passé un week-end inoubliable.

 

 

Je dédie le bonheur de ces 4 jours à Sophie Rouat, une collègue et amie disparue le jeudi 21 août.

 

ANTOINE

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 11:45

La SAVOIE pour 2 Trails, 2 Vallées en 8 jours...mon objectif de l'été 2014 !

 


 

1ère étape : La Tarentaise direction la 6000D la Course des Géants et ses 4000 m D+ pour 63 km course comptant pour le Trail Tour National !

 

Après une nuit de pluie sous la tente, il a fallu sortir du duvet pour aller prendre le départ à Aime à 6 h 00 et ses 673 m d'altitude !

 

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Juste avant le départ, l'organisation annonce la décision d'amputer la course de son passage sur le glacier de Bellecôte et ses 3100 m en raison des conditions climatiques déplorables, visibilité n'excédant pas 10 m. En fin de compte, pas de changement pour le dénivelé et au final on fera de 2 kms de rab ! 1397 concurrents au départ pour en découdre dans les sentiers de la Plagne. La 1ère section de course m'emmène à la piste de Bobsleigh que l'on remonte, une des originalités de la course. L'ambiance est au rdv même si certains coureurs n'en peuvent plus de la musique de Véronique SAMSON à fond ! Pour l'instant, tous les indicateurs sont au vert et j'ai une petite pensée pour RASTA ROCKET et ses jamaïcains. Il ne faut pas lâcher les chevaux mais ne pas s'endormir pour autant, pour atteindre le 1er ravitaillement à Plagne Centre km 20 et là les copines les crampes s'invitent à la fête ! aïe... plus de 200 coureurs me doubleront dans cette portion. 1er ravitaillement : 1er contact avec le reste de la famille !

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Ensuite les km s'enchainent, ça monte, ça monte, ça monte encore et encore jusqu'à la Roche de Mio 2700 m qui devient le point culminant de la course ! La pluie a laissé place à des températures glaciales et notre ami le brouillard s'est imposé ! L'ouverture des remontées mécaniques a permis à de très nombreux spectateurs de venir nous encourager.

 

1ère descente sur 2 km pour aller au Col de la Chiaupe où nous empruntons le chemin de repli prévu par l'organisation, avant-goût de la descente avant d'attaquer la dernière grosse patate !... je gère même si mes amies les crampes restent avec moi ! ouf les 4000 m de dénivelé + sont derrière moi.

 

Arrivée au Col de l'Arpette jusqu'à Bellecôte ça descend au milieu des alpages et où enfin le soleil montre le bout de son nez. Déjà un peu plus de 8 h de course, reste 20 km de descente et faux plats à travers les pistes forestières avec quelques remontées courtes mais dévastatrices pour les gambettes pour atteindre Montchavin et enfin retour à Aime et son village en fête au bord de l'Isère.

 

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Après 10 h 32 de course et ses 65 kms, les lits de camp sont les bienvenues pour se faire une pause bien méritée : grosse fatigue et grosse envie de dormir à l'arrivée !

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2ème étape : Vallée de la Maurienne et son EDF CENIS TOUR (30 km - 1 700 m D+)

 

Je décide de m'inscrire la veille de la course après une semaine de remise en forme (via ferrata, vtt, trottinette...) et motivé par l'inscription de Chonchon et Cyril.

 

 

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Plus cool, après encore une nuit de pluie nous prenons le départ à 09 h 00 ! Les conditions me rappellent celles de la semaine passée mais le moral est au beau fixe.

Petite photo au départ de la course et je décide de rester avec Chonchon tout au long du parcours.

 

 

Là aussi la configuration de la course se divise en 2 : une 1ère partie tout en montée, 17 km, les 13 derniers sont en descente.

 

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Nous profitons des paysages, de la bonne ambiance et je fais quelques photos pour les souvenirs... et notamment immortaliser notre passage au bord du lac du Mont Cenis !

A l'arrivée, nous découvrons que nous avons fait une BARBOUILLE !!!!! (elle va se reconnaitre et bien comprendre !!!!)

???....

Aïe où sont mes clés de voiture ??????? ma poche est ouverte ouille ça va pas être facile pour rentrer mais gros coup de chance au moment où je demande au speaker de faire une petite annonce, un gentil concurrent passe la ligne d'arrivée avec dans les mains.... mes clés.

 

ouf ouf !!! je m'en sors bien sur ce coup là !

Nous terminons 99 éme et 100eme en 3 h 47

 

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Résumé en quelques chiffres :

2 courses

95 km parcourus

5 700 m de dénivelé +

 

Pour la récup et la prépa des entres courses :

13 via ferrata et 2 600m de dénivelé +

4 saucissons

1 apéro par jour

et 0 ampoules !

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Que du Bonheur pour ces vacances...

 

Laurent L

NB: A noter que les photos du CR sont "lâchement" copier/coller de FB car un pb technique empêche de mettre sur le CR celles fournies par Laurent...

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 08:07

téléchargement-copie-4...By Nico P

Périple arrêté au bout de 76km à Bordès pour 18h de balade autour de l'Andorre sur les 118 que comportaient le parcours:

 

TEASER avant un compte rendu un peu plus complet

"Abandon au 76eme et 7100m D+, la montée la plus dur 880md+en 3km et l'une des plus longue 1600md+ en 7km environ... Là je ne pouvais plus vidé de chez vidé dans le technique ca dépasse tout ce que on peut imaginer ! Mais bon belle ballade de 18h !!!!"

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 08:00

 images-copie-5...Marathon de montagne de Bidarray By Nico R

 

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Course déjà effectuée en 2010 en prépa du GRP en mode rando course, je m'étais promis de faire mieux cette année en mode compét'...Malgré une saison un peu pourrie avec des bobos à répétition, je me dis que le WE à Chamonix fin juin c'est plutôt bien déroulé et donc plutôt confiant question cannes dans le Dénivelé+++

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...Par contre, sur le plat c'est bof'bof' donc je sais aussi que je ne vais pas être au mieux sur la 2ème moitiée du parcours avant de remonter sur les crêtes d'Iparla où il faudra pouvoir courir...

Ben oui, sauf que je ne savais pas à en prenant le départ pour la première fois avec des bâtons que mes difficultés arriveraient aussi en descente...

Je vous la fais court mais après un départ où je suis plutôt bien en jambes et une bonne première montée sur l'Artzamendi que je commence à plutôt bien connaître où je passe en 7ème position en compagnie de C. Escot,  un bon repère pour moi (cf photo au passage au sommet...Petite pub:ravito express avec une gourde Ultimum Sport). Dès le début de la descente vers le Col de Mehatché celui-ci me laisse sur place et je me rends vite à l'évidence qu'il me sera impossible de suivre le rythme avec mes satanés soucis de guibole droite non résolus..Le chemin en balcon qui suit ne fera qu 'accentuer cette impression de ne pas pouvoir allonger correctement la foulée et je ne vous parle pas de la descente très technqiue à travers les pierres pour rejoindre le ravito de fond de vallée de Xumus où j'arrive tout de même encore en 12ème position..Ischio, cheville, genoux du côté droit OUT...la Totale!!!

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Je sais déjà que le reste se fera en mode rando pour rejoindre la ligne...Je me fais quand même plaisir sur la redoutable montée d'Irubelakaskoa pour atteindre le super passage en crête...11ème au sommet, restera plus ensuite qu'à "dérouler" pendant la seconde moitié du parcours où un à un mes poursuivants me doublent en prenant du coup le temps de m'arrêter à tous les ravitos. Une place dans les 50 au final très décevante lorsqu'on était partit pour essayer de rentrer dans le Top 10...6h30' là où je souhaitais approcher les 5h...

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Bref, la traditionnelle entrecôte à la plancha locale et les dotations coureur à tartiner pour l'apéro ne seront pas de trop pour essayer de se refaire la cerise pour la suite...

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 16:38

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Cyril (en plus de shooter à tout va...) et toute l'équipe de bénévoles de Chateauneuf Athlé ont encore mis en place en ce début d'été un parcours mixte route/chemin toujours sympa avec quelques bonnes côtes au départ avant une suite beaucoup plus roulante sur des chemins enherbés et parfois un peu gras...

Sur place, Chonchon, Laurent L, Patricia, Benjamin, Nico R, Laurence MP (avec Stéphane MP en spectateur sur béquille...) étaient de la partie et n'ont pas fait le déplacement pour rien!!!

 

Dans l'ordre à l'arrivée au bout des 14.5km:

Benjamin 4ème

Nico R 5ème 

Patricia 77ème (et 3ème féminine au scratch)

Chonchon et Laurent L en duo 78ème (et 4ème féminine au scratch) et 79ème

Laurence MP 327ème

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La perle du Layon à St Aubin de Luigné où les filles d'ETA "remettent le couvert" question podiums sur cette course nature de 10km!!!

 

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Laurence allias "Chonchon" 5ème au scratch pendant que Patricia finissait 1ère...de sa catégorie

 

 

Le Trail des Chevreuils à Alonnes comptant pour le challenge Anjou Trail 2014

Une Patricia une nouvelle fois sur la boite au scratch avec une 5ème place...

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Pour le reste du groupe sur le 31km, Benjamin 12ème (...toujours 2nd du challenge) , Matthieu 48ème, Titi 111ème, Cédric Q 113ème, une "belle triplette de pompiers" avec Renaud 129ème, Cédric B 141ème et Freddy 158ème...

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Bravo à tous!!!

 

 

 

...Un peu plus loin de l'Anjou...à suivre


L'Ultra Mitic en Andorre de Nico P

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Grand Trail de la Vallée d'Osssau de Michel et Cricri

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Le Marathon du Pays Basque de Bidarray (BK42) de Nico R

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:42

      Mon Raid du Golfe du Morbihan

 

Tout a commencé il y a 4 ans lorsque j’ai découvert l’existence de ce trail. Olivier (mon coach mentor collègue vendéen préféré) s’était inscrit sur le 177km et j’étais effaré à l’idée de courir cette distance (Finisher à 2 reprises !). Même la moitié de cette distance ne me paraissait pas envisageable. Mais ça, c’était à l’époque.

 

Depuis, j’en ai parcouru des km seuls, avec les amis, avec le CAP La Meignanne et enfin ma nouvelle famille « ETA » !

 

C’est avec le sourire et un brin de malice, qu’Olivier a appris que j’avais l’envie de faire le raid du golfe du Morbihan, avec sa fameuse phrase « je te l’avais dit que tu finirais par le faire, le 87km ».

 

Peut-être par challenge ou envie de me prouver à moi-même que je pouvais franchir le pas, voilà qu’en octobre 2013, je confirme mon inscription…

 

Regards effarés des amis, incompréhension de ma chérie « je trouve que ça commence faire beaucoup, 87km », interrogation de mon kiné « hé oh, tu t’es fait opéré du genou, il y 3 ans », bref des conditions optimales pour préparer cette course.

 

Le 28 février, je colle sur le frigo de la cuisine « The plan d’entrainement » ! Et c’est partie pour 850km de préparation en solo ou accompagné des trailers ETA !

 

Plus l’échéance approche, plus le doute et les incertitudes montent. Vais-je y arriver ? Est-ce que ma prépa a été bonne ? Est-ce que je ne grille pas les étapes en allant sur ce genre de distance ? Est-ce que je vais supporter la chaleur de fin juin ? Après une discussion avec mon mentor vendéen, il me rassure et est convaincu que j’y parviendrais ! Les trailersETA me rassurent aussi « avec ta prépa, tu vas y arriver ! ». Que c’est bon d’être entouré…

 

Départ pour Vannes le vendredi 27 juin : dossard check ; hôtel check ; préparation du sac, des chaussures et des vêtements check ! La nuit est courte et je pense aux copains engagés sur le 177km : Richard et Jean Baptiste avec des échanges à 4h du matin avec Dédé par FB.

 

 

photo tete enfarineeSamedi matin 9h30, je me retrouve (avec ma tête enfarinée) sur la ligne de départ avec Manu. Il y a un crachin breton, le ciel est menaçant… on comprend bien qu’on ne devrait pas souffrir de la chaleur !

 

 

 

 

 

photo-c-est-parti.JPGErik Clavery, champion de monde trail en 2012, participe à la course et indique au speaker qu’il prévoit de faire la course à 14km/h… inutile de vous dire que le peloton sourit…

 

 

 

 

 

 

Le départ est lancé à 9h30. Avec manu, on se met d’accord pour partir ensemble sur le début.

 

Jusqu’au 30ème km, on est sur une base de 10,5 à 11km/h mais je sens que le rythme est trop rapide, alors je ralenti. Manu, THEmétronome, part devant. Me voilà seul avec la pluie… enfin presque car j’ai la chance de retrouver Frédérique (ma chérie) et Louise à chaque ravito (à 3 mois, elle aura déjà fait le raid du Morbihan en voiture) : changement de vêtements, vérification de l’eau et hop c’est reparti avec, à chaque fois,son petit mot d’encouragement !

 

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50ème km, ça commence à être difficile… je suis toujours seul. Je double ou me fais doubler mais personne avec mon allure ! Sauf un…. Patrick, ah tout un programme ce Patrick. Il a cette particularité de courir à 11km/h (en soi, c’est bien) mais il s’arrête tous les 500m pour marcher… autrement dit, il me double à 11km/h, part devant sur 500m, s’arrête pour marcher et attend que je double pour repartir à 11km/h... Et ça aura duré 39km... A la fin, il me dira qu’il court bizarrement.Euuuuuh faut qu’on parle, Patrick !

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A partir de ce fameux 50ème, je me dis qu’il est encore possible de faire moins de 10h mais pour cela, il ne faut plus marcher… alors je me lance un défi « interdiction de marcher jusqu’à l’arrivée ! ».

 

Ravito du 66km check ! Allez, plus qu’un… celui de l’arrivée mais pour cela, il faudra faire un semi-marathon. Habituellement, c’est de la rigolade mais là, je sens que ça va très long..seul l’objectif de faire moins de 10h me booste ! Alors, Cédric, bouge-toi les fesses et interdiction de lâcher !

 

Régulièrement, j’ai des pensées pour Richard en galère avec son genou… j’y pense et puis, mais… que vois-je ??? Un maillot ETA devant moi… c’est Richard ! Comme ça fait plaisir de le voir. J’oublie ma solitude (enfin, j’ai toujours mon Patrick qui court et qui marche) et les douleurs physiques (après tout, lui en est à son 150ème km !! un peu de respect). Il me dit que c’est difficile, que son genou l’a lâché mais par contre, il a toujours le mental ! Il veut être FINISHER… c’est tout simplement admirable !!!! On s’encourage mutuellement et je dois le quitter !

 

Me voilà au 87km mais hé hé, les organisateurs nous ont grugé de 2km… la voix du speaker est de plus en plus proche… les jambes ne reviendront pas mais je sens la délivrance… une certitude, je serai finisher en moins  de 10h !!!

 

La ligne est toute proche, je vois les girls ETA (Claire, Agathe et Manon) qui m’encouragent en faisant du BRUITTTTTTTT, Manu THE métronome, qui me tape la main (qui a terminé depuis 45mn, il est vraiment très fort !) !!! Et je franchis la ligne d’arrivée !!!!

 

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C’est fait, je suis FINISHER du 89km du Morbihan en 9h50 !!! C’était dur, c’était long, c’était humide, c’était un peu dingue mais c’est fait !!! Le maillot tant convoité est sur mes épaules… et je m’écroule dans les bras de Frédérique (qui aura fait preuve d’une grande patience) !

 

Bravo à tous les bénévoles, les organisateurs et les amis supporters !!!

 

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Cédric Q

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 11:16

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177km : un défi !!

Une course longue (mon record était 73km en moins de 10h aux Templiers), une nuit complète avec un départ à 17h au mois de juin, c'était le top.

 

Mes objectifs sont, avant tout, d’être FINISHER et si possible en moins de 24h, d’apprendre à gérer une si longue course, de tester mon mental et ce, en y prenant du plaisir...

 

Après 3 mois de préparation dont un dernier mois difficile du fait de blessures et d’une grosse pression, je me présente, enfin, sur la ligne de départ à Vannes.

 

Tout le monde est là : JB, Didier, Sandrine qui a pour mission de me suivre durant la course, les amis ETA, USAC, bretons…

 

17h, c'est parti!!! Après un petit tour dans Vannes, un petit passage dans l'eau de mer...direction les ravitaillements Kerbilouêt, Larmor Baden.

 

 

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22h04, la nuit tombe, j'arrive à PORT BONO (57km), avec une avance de 50min par rapport à mon temps théorique…J’ai les jambes et un moral de feu... JB n'est pas très loin devant !

Par contre, j’ai perdu mon téléphone. Je m’en aperçois lors du contrôle de sac. Comme il est obligatoire, Sandrine m’en fournit un autre…OUF ! Je peux repartir.

 

AURAY, CRACH,…pas facile de courir de nuit, il ne faut pas perdre le balisage, les erreurs ne sont pas rares. Mieux vaut rester prudent et courir avec 2 camarades.

 

1h51, j'arrive à LOCMARIAQUER (87km), la mi-course, pour embarquer. Mes jambes vont bien, j’ai toujours mon avance...Après une traversée un peu fraîche et une micro sieste sur le bateau, je repars pour ARZON

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Très dur de réchauffer les jambes après les 20min de bateau, néanmoins je continue avec mes 2 compères et vers le 90ème km je double JB en difficulté.

 

3h13, j'arrive à ARZON (93km). Je pointe en 10ème place et tout va bien. Didier me donne de judicieux conseils, j'essaye de bien manger en attendant JB, et je repars malheureusement sans le revoir.

 

115km, il est 7h00, une crampe me bloque le mollet droit...Je décide de ne prendre aucun risque et de marcher tranquillement jusqu’au prochain ravito de SARZEAU (120km) où m’attendent des kinés.

 

Le diagnostic du kiné est sans appel, gros épanchement derrière le genou qui empêche son extension totale et limite le flux sanguin vers le mollet (d’où la crampe...). Le kiné évoque même l'idée d'abandonner...

 

Néanmoins après une bonne pause, je repars en marchant puis j'essaye en courant mais ça ne le fait pas !!! Si je veux terminer ça sera en marchant...le moral est bon et je continue sous le crachin breton.

 

12h39, j'arrive à NOYALO (138km). Rien ne va plus ! j'ai de plus en plus mal au genou, toutes mes affaires sont trempées, j'ai froid et la tête me lâche… je pense abandonner !!! Mais c’est sans compter le soutien de Sandrine et de mes amis qui m’encouragent…

 

16h28, j'arrive à SENE (152km), Je suis un vrai Zombi. Douleur, fatigue, je marche à 3-4 km/h, Sandrine a mal pour moi et me pose THE question : « Tu veux faire quoi ? » ... mais plus question d’abandonner : Je veux finir !!!

 

La fin est très difficile.

Je retiendrai la solidarité des coureurs anonymes durant la course, les nombreux encouragements (du public, des coureurs d'ETA et de l'USAC présents), et surtout les 3 coureurs de l'USAC (Antoine, Joël et Eric) qui ont terminé leur 56km en marchant la dernière heure avec moi...ça doit être ça L'Esprit Trail)

 

177km, c’était un défi fou, une grosse expérience pour la suite et d'ailleurs ça fait 4 points pour l'UTMB...

Aujourd’hui place à une bonne récupération.

 

Merci aux organisateurs et bénévoles (certains courageux au milieu de nulle part en pleine nuit pour nous indiquer un changement de direction…)

 

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Richard L

 

 

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