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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 21:02

Avant ce 4ème épisode, revivez la trilogie d'Antoine sur le Glazig, replongez-vous dans le volume1, volume2 et volume3

 

Récit de mon 4ème trail Glazig...

  

Ca fait 4 fois qu'on vient. Peut-être à cause de la mer, des Saint-Jacques, du concept "course de nuit + grande course du matin", de cette ambiance "week-end improbable" en dehors de toute période de vacances, entre copains, loin de la machine à laver et autres plaisirs quotidiens.

On se lasse pas. Le décor est le même mais pourtant pas une fois ça a été pareil. Pas une fois le même état de forme, le même scénario de course, les mêmes amis mais toujours ce même plaisir de franchir la ligne et saluer la générosité des bénévoles (300 personnes de ce village tourné vers la mer) de cette place forte du trail en France.

Mercredi soir, je me sentais fort (prêt à tous les scénarios, les lacets qui explosent, les kms en trop) On pense à cette course depuis longtemps. L'envie de se prouver que la forme est revenue. Que l'on reste le même malgré les années, malgré les pépins physiques ou difficulté à s'entrainer. Mon objectif : rester devant Thomas qui était à 1 min derrière moi l'année dernière et m'avait écrasé de sa classe et de ses 40 ans au marathon de la Rochelle pour son anniversaire.

Cette belle motivation envolée à l'annonce de l'organisation : annulation de la course du soir. Annulation de cete course qui fatigue les coureurs rapides et permet aux laborieux comme moi de revenir le lendemain un peu sur eux. Supprimer les prélimnaires modifie le rapport comme le savent les gentlemen. Dès lors la motivation n'est plus du tout de faire un "classement", juste profiter du week-end et en profiter pour préparer la suite.

photo (1)On arrive avec Virginie (du Team "esprit trail anjou" et accessoirement belle de mon coeur) dans l'auuberge espagnole de Thomas vers 17h. Un rassemblement de trailers (j'entend par là : amateur de boue, de bière, de nature et de nature humaine) s'est formé là. Des collègues de l'ADEME (Benjamin pour sa seconde édition, Sandra et Hubert pour leur premier vrai trail), un habitant de Beaulieu, institeur et organisateur de course (Xavier) et des pompiers (Aurélien, Samuel, Freddy, Julien, Renaud). Une belle équipe qui nous permet immédiatement de mettre à la bonne place cette course : une occasion de partager le plaisir d'être face à soi avec d'autres et de louer de si beaux terrains de jeux.

 

18h. Nous sommes 4 à considérer que l'annulation de la course nocturne n'a rien à voir avec une interdiction de courir. Ne pas aller courir pour découvrir la mer, les vagues écrasées contre les digues, la pluie glacée qui flagelle le visage et le vent qui te fait courir à la manière de la Tour de Pise, ce serait comme avouer que l'on court que s'il y a un classement, une reconnaissance... Alors qu'on n'est pas du tout comme ça ! ;)

On fait 13 km. A 2 km près on en sortait même pas mouillé. Heureusement dans les 2 derniers on a vu ce que c'était qu'une tempête. Et heureusement ça n'a duré que 2 km. Du grand n'importe quoi. Pourquoi ils ont pas interdit d'aller courir. Et qu'est ce qui faisaient les pompiers ? Les chaussures remplies d'eau, on épate ou fait rire (j'imagine un peu les 2) nos camarades en essayant de leur faire croire que c'est la sueur.

 

Je vous passe la soirée (c'est une expression qui vous permet d'aller au paragraphe suivant ou directement sur le site de l'organisation si vous voulez connaître que les résultats), la tarte de Xavier, tellement bonne que je croyais que c'était sa femme qui l'avait faite, les pâtes, le régime sans pâtes mais avec saucisson et bière de Freddy et la branlée à la belote que Samuel et moi on a mis aux autres (on épargnera à Thomas et Benjamin de balancer leur nom) dès lors que c'est nous qui avons compté les points.

 

7h, Gatosport maison, épingles, mauvaise foi sur les ronflements, "c'est quand qu'on part ?" "Comment on revient ?", "j'ai mal au ventre". "Elles sont où mes chaussures ?" "Si on échangeait nos dossards" "tu mets quoi dans ton bidon ?" "Elle est bizarre ta tête..."

Ca y est on y est. 1 min d'applaudissement pour la jeune fille de 18 ans en Goellette l'année dernière et au paradis cette année. Tous les bénévoles la connaissaient et connaissent les parents présents quelque part sur ce départ.

Le soleil est là, une belle journée commence. Que des sourires sur les visages... Ca change des années avec la pluie.

Départ tranquille. Personnellement j'ai déjeuné trop tard et j'ai un problème au niveau du ventre que mon amour (non réciproque) de la poésie m'empêche de décrire. Je suis à la trace Thomas (sans rapport avec l'allusion d'avant). On file vers la plage. On force pas ( par rapport à nos prodigieuses capacités bien sûr : 11, 12 km/h) mais malgré tout je vais être obligé de m'arrêter laissant Thomas seul contre tous... Binic, je m'effondre dans les toilettes publiques. ...

...

...

...

J'en ressors finalement. Ca va mieux... Le passage sur le sable, le soleil se lève grillant l'horizon. Les yeux dans les yeux je me concentre sur l'instant unique.

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Thomas est loin mais je sais que je vais finir sans problème. C'est juste que je vais pas vite.

Samuel me passe, Aurélien et Julien sont devant et même Xavier me trépasse. Ca me fait du bien malgré tout, j'essaie de le coller. D'habitude, je le suis facilement, en plus comme il est très bavard, ça me distrait.

On franchit les premiers rochers et montagnes russes ensemble. Ca commence à revenir. Gentiment je finis par le distancer. Je passe Samuel qui court bien plus léger que doit l'imaginer sa balance. Je continue à accélérer encore un peu pour finir par rejoindre de nouveau Thomas qui prétendra m'avoir attendu.

Ensemble on va finir la course. De 25 à 35, c'est le passage des braves. Soit on cale parce qu'on est encore loin, soit on trouve les ressources pour faire la différence avec ceux qui cherchent encore. A 2 c'est plus facile et on passe alors des places 170 à 120. Les 5 derniers sont longs. 

photo.jpg

J'ai un genouillite aigue avec une belle ampoulade. Thomas est tout cuit. Heureusement, la première féminine est à nos côtés et son cerveau (enfin je suppose) est bien irrigué. Il raconte 2 blagues pour 1 pas devant un public conquis livrant son émoi au rythme des pentes.

Ca y est on arrive. On commence à imaginer la haie d'honneur pour la championne ou autre manière de faire un minimum le spectacle pour des coureurs de milieu de classement. Mais sans trop savoir pourquoi, j'ai tellement mal au genou que j'accélère, me retourne, Thomas suit pas. Plus le courage de m'arrêter... Je lui prends finalement 5 places : 122ème et lui 127.

 

Finalement c'est très bien ainsi. Ca me permet de conclure que je garde encore un peu d'avance sur un coureur de 40 ans et tous les espoirs me sont permis pour les prochaines courses...

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Antoine

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Published by Esprit Trail Anjou - dans Reportages
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commentaires

xavier 14/02/2014 20:09

Très bon ce compte rendu. 25-35 pour les braves...hmmm j'ai encore du boulot alors. Quel beau weekend !

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