Ces encouragements venus d'espagne, c'est la première fois que je les entends aussi nombreux sur une course...Tous de suite ça dépayse d'autant que les spectateurs sont le plus souvent venus suivre leurs coureurs préférés...qui vont vite, très vite!!! Le premier en moins de 2h (1h56') pour effectuer les 25km et 1450mD+/- malgré la chaleur...Top niveau car il met le 5ème M. Cazajous(12ème aux Templiers 2011 quand même...) à 12'.
Sarakkorika c'est avant tout un WE passé sur et autour de la Rhune, ce petit massif coincé entre le France et l'Espagne coiffé de sa grande antenne et arpenté par son petit train, les pieds dans l'eau d'un côté et d'où on peut apercevoir un bon nombre de sommets Pyrénéens de l'autre.
Nous avons fait route commune avec Pierre (Pilou) et Jean Baptiste, Pierre en habitué des lieux car on dirait qu'il est de là bas tellement il serre de main le jour de l'épreuve, Jean Baptiste en mode découverte de ce qui se fait de mieux question course de montagne: terrain, ambiance, niveau...
Pour ma part, je commence à connaître (un peu) le Pays Basque avec le Marathon de Bidarraï en 2010, l'Euskal Trail l'année dernière. C'est un super terrain de jeu question Trail avec des terrains varriés bien que l'altitude de ses sommets ne soit que de la "moyenne montagne". Beaucoup de monotraces, de la pierre, des pentes herbeuses, des pierres et des blocs sont là pour égayer le parcours de cette épreuve qui a la particularité de nous faire passer un col par 2 fois le tout au bout de 2 "grosses" montées Basques où la pente doit bien frôler parfois les 40/45° (hein JB???).
Après une arrivée le samedi sous le soleil, ni une ni deux nous voilà partit en rando sur la Rhune pour atteindre le sommet car la course n'y passe pas. Du parking de la carrière, on mettra environ 2h pour faire l'aller-retour (+/- 700mD).
Une montée avec passages "basques" donc droit dans l'pentu, super point de vue en haut à regarder redescendre le dernier train puis un peu de marche sur la crête pour aller voir le parcours du lendemain depuis le haut. Bien sûr on verra des Pottocks, ces petits cheveaux sauvages endémiques du pays Basque et enfin la descente où on ne pourra pas s'empêcher de courir un peu histoire de...
Changement d'heure, nous voilà à 8h place de Sare pour retirer les dossards et s'échauffer un peu. Déjà la chaleur et nombreux sont ceux à s'élancer en short/débardeur sans forcément d'eau...Ils déchanteront sur le parcours un peu plus tard!!! Rhune nous voilà!!!
9h c'est partit: Les recommandations de Pilou sur un départ prudent sont loin et j'ai dans un coin de ma tête l'objectif de suivre à distance le groupe de C. Escots que je retrouverai avec Michel mi mai à l'Euskal. On file dès le départ en légère descente sur un bon rythme et je me retrouve dans les 30. Le début de la montée est "courable" et il suffit de prendre son rythme pour ne pas se griller direct. Doubler est assez difficile et les positions ne changent pas beaucoup. A mi pente, toute une portion roulante où il faut relancer. Je suis au milieu des espagnols et garde un bon rythme mais je sais que mon point de mire du club de Baztandarrak est déjà loin devant et qu'il faut en garder pour la seconde partie de course donc je n'accélère pas et gère bien cette portion. On arrive à la première montée (descendue la veille depuis le sommet de la Rhune en courant) qui va nous mener une première fois au Col d'Atekaléun. Mon groupe est en mode marche mais je me sens assez bien et profite de toutes les parties où il est possible de reprendre à courir pour relancer un peu. Il est desfois difficile de se retreindre un peu quand on est bien pour en garder pour la suite mais Niko Darmaillacq qui est là dans la montée me convainc en me disant que c'est dans la seconde montée que les places se gagnerons...Il me dit aussi que de l'autre côté du col ça va "chauffer dur". Il doit bosser à la météo car malgré l'air de la descente le sol archi sec renvoie la chaleur et heureusement que je cours avec un camel car mes coéquipiers de route juste avec leurs T-shirt doivent avoir bien chaud, ce qui n'empêche pas un espagnol au cheveux longs de me fausser compagnie en descente sur une piste 4*4 où il lâche bien les cheveaux, suivi d'un autre qui va encore plus vite...Je les laisse filer et finis par les garder en visue à 100, parfois 200m...Bon, du 10 au 15ème km après la partie 4*4, un chouette chemin en boucle nous reconduit sur la seconde montée où je suis avec 4,5 coureurs dont les 2 fuyards que j'ai finis par reprendre au ravito juste avant de commencer à grimper. On ne se quittent quasi pas car ils prennent un peu d'avance dans les parties marchées et je les rattrape dans les parties trottinées. la montée se fait bien une nouvelle fois et on bascule de l'autre côté d'Atekaléun, où mon maillot siglé "ETA" fait son petit effet, pour dévaler la dernière descente (env 600mD-). Niko présent au col cette fois ci me briffe sur un dernier "coup de cul", de 40mD+. Pas grave je commence à "envoyer" un peu plus en descente d'autant que les jambes répondent bien et je sais ce type de parcours final à mon avantage.
On monte cette dernière côte qui fera bien mal aux jambes à 3 coureurs dont un des 2 speedy gonzales de la première descente. Il s'échappe dès les le haut de la bosse sur une première portion en travers et disparaît complétement dès que le pente devient plus prononcée...Pas grave, je suis à la bataille avec un grand qui court un bidon à la main. Je fais les 300 premiers mD- derrière puis je décide de doubler et de forcer un peu l'allure. Il ne recolle pas et je reconnais le final car nous empreintons le chemin du départ à l'envers donc environ 1,5km avant la dernière petite montée sur la place de Sare. Je n'ai aucune idée sur ma position réelle mais je suis bien décidé à fair la course jusqu'au bout (et surtout à ne pas laisser revenir le grand costaud sur ce final plat). J'aperçois bientôt dans une ligne droite au moins 3 concurents à portée de Brooks dont speddy gonzales qui n'est en fait pas si loin donc je maintiens le rythme et ça paye: je passe un premier coureutqui se traine dans un virage et ramasse une pierre comme les petits pour faire passer un point de côté, j'en dépasse un autre à la régulière et pour finir un troisième qui marche 100m avant la dernière petite remontée. Je commence à l'encourager en passant à sa hauteur et espère rejoindre speedy quand 50m avant cette petite bosse empierrée je stoppe net car je sens la barre amandes prise avant la descente toute proche de rejoindre le bitume. C'est clair, avec cette fin de course, je suis cuit et il fait super chaud!!! Je marche 20m devant les spectateurs qui ne doivent pas comprendre. Derrière, le concurent doublé à lui recommencé à trottiner. Heureusement le coup de moins bien passe aussi vite qu'il était arrivé et c'est en courant que je monte le raidillon et passe la ligne.
Bilan, 19ème et 5ème français sur les 6 que compte le Top 20) en 2h19' à 3' du Top 10 donc très satisfait de cette première vrai sortie montagne de l'année dans cette course très dense...
Chapeau à ceux et celles qui ont "trainé" un peu sur le parcours car le soleil basque tappe bien. Direction la place de Sare après une bonne douche pour la traditionnele taloas partie (des petites galettes farcies au choix de ventrèche, fromage, les 2 à la fois ou de chocolat).
Il faut goûter à tout pour se faire une idée et avec une ou 2 Eki c'est encore meilleurs. Les podiums arrivent, bravo à toutes et à tous, un dernier salut à la famille Darmaillacq et cap vers l'Anjou après ce bien bon WE Basque. Vivement l'Euskal qu' on y retourne et bravo entre parenthèse à C. Escots pour sa 6ème place au scratch et sa victoire en V1...(Michel, va falloir qu'on cause...)
Et JB dans tout ça, je ne me prononce pas sur ses sensations mais ce qui est sût c'est qu'il grimpe à nouveau sur la boite en finissant 2ème espoir et en empochant la dotation du 1er junior (allez comprendre...).
Il nous racontera surement ça dans un prochain CR...
Pour le ressenti de Pilou, c'est n direct de son blog ici
Nico R





